HISTOIRE DE RICHARD CŒUR-DE-LION

ROI D'ANGLETERRE

 

CHAPITRE PREMIER.

 

 

La famille de Plantagenet jusqu'à Richard Cœur-de-Lion.

 

Il ne sera pas inutile de rappeler quelle fut la famille du héros qui au moyen âge remplit le monde du bruit de sa renommée. On se plaît à scruter l'origine des hommes célèbres, comme on veut connaître la source des grands fleuves et les suivre jusqu'à la mer où ils s'engloutissent. Les eaux qui passent seront toujours une fidèle image de l'existence humaine : une fois lancé sur le chemin de la vie, l'homme ne s'arrête plus que dans la mort, ou plutôt dans cet océan sans fin qu'on nomme l'éternité.

Cinquante-neuf ans (de 1067 à 1126) s'étaient écoulés depuis la conquête de l'Angleterre par les Normands. La race anglosaxonne était entièrement asservie par ses nouveaux maîtres. Henri Ier, fils de Guillaume le Conquérant, avait succédé à son frère Guillaume le Roux. Il régnait sans opposition comme sans partage sur l'Angleterre et sur la Normandie.

Son unique fils légitime, le prince Henri, avait péri dans un naufrage (1120). Il ne restait au puissant souverain que sa fille Mathilde, veuve de l'empereur d'Allemagne Henri IV. On la surnommait l’imperesse (l'impératrice).

Pour fixer la couronne d'Angleterre dans sa famille, il fallait donc que Henri Ier pût la léguer à sa fille. Des obstacles s'opposaient à ce dessein, Mathilde, qui aimait l'Allemagne, n'aurait pas voulu échanger son rang élevé et son beau douaire dans l'empire germanique contre une succession incertaine. D'un autre côté, les barons anglais et normands ne paraissaient pas disposés à se soumettre au gouvernement d’une femme ; car un gouvernement pareil était sans précédent en Angleterre comme en Normandie.

Mais Henri, qui ne voulait pas voir s'éteindre avec lui la dynastie fondée avec tant d'éclat par son père, imposa sa volonté souveraine. Mathilde céda ; et les barons, les évêques, convoqués en assemblée générale, durent reconnaître l’imperesse comme héritière présomptive du trône d'Angleterre (1126). Au nombre des seigneurs qui jurèrent solennellement de soutenir les droits de la fille de leur roi figura Étienne, comte de Blois, neveu de Henri Ier, qui devait supplanter sa cousine sur le chemin du pouvoir.

L'acte par lequel l'énergique fils de Guillaume le Conquérant avait assuré la couronne à Mathilde n'était pas l'accomplissement de tous les vœux du roi d'Angleterre : il voulut marier sa fille pour lui donner une postérité.

Henri Ier avait toujours recherché l'amitié de Foulques, comte d'Anjou, dont la puissance pouvait menacer la Normandie. Déjà le prince Henri, son fils, celui-là même qui disparut dans les flots, avait épousé Mathilde, fille de Foulques. Ce seigneur venait de laisser ses États d'Europe à son fils aîné, pour accepter la brillante mais fragile royauté de Jérusalem. Henri Ier s'empressa d'offrir la main de l'imperesse au nouveau comte d'Anjou, Geoffroy, surnommé Plantagenêt (ou Plante-genêt) à cause de l'habitude qu'il avait de mettre à son chaperon, en guise de plume, une branche de genêt fleuri.

Mais avant d'entamer les négociations matrimoniales avec Geoffroy, le roi d'Angleterre, qui l'aimait pour sa bonne mine, pour l'élégance de ses manières et sa réputation de courage, l'attira à sa cour, et l'arma chevalier, à Rouen.

Le mariage se célébra dans cette ville, en 1127, avec une grande pompe. Le premier jour des noces, des hérauts d'armes en grand costume parcoururent les rues de la capitale de la Normandie, criant à chaque carrefour cette proclamation : « De par le roi Henri, que nul homme ici présent, habitant ou étranger, riche ou pauvre, noble ou vilain, ne soit si hardi que de se dérober aux réjouissances royales ; car quiconque ne prendra point sa part des divertissements et des jeux sera coupable d'offense envers son seigneur et roi. »

Pour comprendre le sens de cette singulière proclamation, il est bon -de dire que le mariage, négocié en secret, avait excité le mécontentement des barons, lesquels déclarèrent qu'on ne pouvait pas, sans les consulter, disposer de la main de leur future souveraine.

Le roi brava toutes ces plaintes, et s'applaudit d'avoir confondu par ce mariage les intérêts de sa famille et ceux des Plantagenets.

Mais ce mariage, dont Henri Ier avait compris toute l'importance politique, fut pour lui d'abord’ ne source de chagrins et d'inquiétudes. Geoffroy était beau, aimable, vaillant ; mais ce n'était encore qu'un tout jeune homme — il avait seize ans quand il épousa Mathilde, plus âgée que lui —. En s'unissant à Geoffroy, la veuve de Henri IV n'avait cédé qu'à regret, nous l'avons déjà dit, aux ordres de son père. Perdre son titre d'impératrice, et de plus ne recevoir en échange que celui de comtesse d'Anjou, être soumise à un adolescent, c'était pour elle une humiliante situation à laquelle elle ne se résignait qu'avec douleur.

Orgueilleux et fier comme tous ceux de sa race., Geoffroy fit entendre à sa femme que la lignée à laquelle .il appartenait valait bien celle des ducs de Normandie, et qu'il ne serait pas l'humble serviteur de la fille du roi d'Angleterre.

De violentes querelles éclatèrent bientôt entre les deux époux ; Mathilde se retira à Londres auprès de son père. Grâce aux efforts de Henri Ier, Geoffroy et sa femme se rapprochèrent après une année de séparation. Ils eurent trois fils, dont l'aîné, qui devait commencer la dynastie des Plantagenets, fut plus tard Henri II. Mais cette union, d'où sortit une longue suite de rois illustres, ne fut jamais heureuse.

Rarement les souverains absolus, même les plus habiles, ont pu imposer leurs volontés à leurs peuples au-delà de leur vie. Henri Ier croyait avoir assuré la couronne à sa fille et lui avoir préparé un règne paisible. Après la mort du monarque (1135), le trône d'Angleterre fut ravi à Mathilde par un rival qu'elle ne soupçonnait pas, car il avait été un des premiers, dans l'assemblée de 1126, à lui rendre hommage comme à sa future souveraine : c'était Etienne, comte de Blois, fils d'une sœur de Henri Ier.

Descendant de la race de Guillaume le Conquérant par sa mère ; populaire en Angleterre comme en Normandie ; brave, actif, habile et résolu, Étienne joignait à tous ces avantages celui d'être sur le théâtre des événements, tandis que sa cousine était retenue sur le continent.

A peine Mathilde, accompagnée de quelques amis fidèles, débarquait en Angleterre pour, m recueillir l'héritage paternel, que déjà Etienne s'était fait couronner à Londres ; et la noblesse, qui avait juré de soutenir les droits de l'imperesse, avait prêté foi et hommage au nouveau maître. Dans un moment où l'hérédité monarchique n'était pas encore fortement établie, en Angleterre, le trône appartint au premier occupant.

La guerre civile éclata entre les partisans d'Étienne et ceux de Mathilde, qui fut contrainte de repasser la mer. On dit que Geoffroy Plantagenet vendit la paix pour une pension annuelle de cinq mille marcs[1].

Mais Etienne allait rencontrer un adversaire plus redoutable que sa cousine, dans la personne de Henri, fils de Mathilde et de Plantagenet. Les mœurs du temps ne permettaient pas au jeune Henri de rien entreprendre avant d'avoir été armé chevalier ; cette dignité imposait des obligations auxquelles il ne voulait pas manquer ; il alla donc visiter son oncle David, roi d'Écosse, qui, avec l'accolade, lui donna l'épée et les éperons des guerriers.

A son retour, son père lui céda le duché de Normandie. Quelques années plus tard, il lui légua en mourant (1150) le comté d'Anjou. En 1151, il épousa Éléonore d'Aquitaine ou de Guienne, qui, par suite de son divorce avec Louis VII, enleva à la France, pour les donner à l'Angleterre, les riches provinces qu'elle avait apportées en dot à son premier époux.

Henri Plantagenet débarqua bientôt en Angleterre avec une armée. La guerre civile ensanglanta de nouveau ce pays. L'archevêque de Cantorbéry et l'évêque de Winchester, intervenant au nom de la religion, purent faire entendre leur voix ; la paix se rétablit. Eustache, comte de Boulogne, fils aîné d'Etienne, étant mort, ce prince consentit à adopter Henri pour fils et successeur. Guillaume, le seul fils qui restât à Étienne, renonça à la couronne au profit de Plantagenet. Quelques mois après, le roi Étienne mourut à Cantorbéry (1154) ; son règne, orageux et contesté, avait duré neuf ans.

Le fils de Geoffroy et de Mathilde, devenu roi sous le nom de Henri II, se vit maître de vastes États à l'âge de vingt ans. L'Angleterre était à lui ; un tiers de la France sur la côte occidentale, depuis les frontières de la Picardie jusqu'aux montagnes de la Navarre, reconnaissait son autorité. Il était cependant vassal du roi de France ; mais le vassal qui faisait hommage à son suzerain pour ces domaines était en réalité plus redoutable que le souverain qui recevait cet hommage. Les combinaisons politiques de Henri Ier atteignaient enfin leur but : un fils de l'imperesse portait la couronne de Guillaume le Conquérant. Henri II s'appliqua pendant plusieurs années à dissiper les maux que les guerres intestines avaient enfantés en Angleterre. Il réussit dans la tâche difficile de dompter et d'humilier les hauts barons, dont la puissance accablait le peuple et nuisait au pouvoir royal.

Henri II, qui unissait à la dignité du monarque les manières du gentilhomme, était éloquent, affable, lettré ; il se plaisait dans la conversation des savants. On vantait sa mémoire ; il retenait, disait-on, tout ce qu'il entendait, tout ce qu'il lisait.

Mais sous un extérieur séduisant se cachait un cœur capable de descendre aux artifices les plus bas, et de se jouer de l'honneur et de la vérité. Il prétendait justifier son habitude de duplicité par cette maxime immorale, qu'il vaut mieux se repentir d'une parole que d'un fait, et être coupable d'une fausseté que d'échouer dans la poursuite d'un but vivement désiré.

« Je n'ai jamais connu un homme si habile à mentir, » disait le cardinal Vivian à la suite d'une conversation avec Henri II.

Ce caractère profondément dissimulé n'excluait pas les emportements de la fureur. Celui qui hésitait à obéir à sa volonté, ou qui osait contrarier ses désirs, était marqué comme une victime, et poursuivi avec un âpre besoin de vengeance. Un jour Homet, un de ses favoris, ayant pris la défense du roi d'Écosse, dont Henri II avait eu à se plaindre, le monarque anglais appela Homet traître, lui arracha son épée et lui déchira ses habits.

Tout le monde sait l'histoire de Thomas Becket, cet intrépide défenseur des droits de l'Église, ce glorieux martyr de la foi catholique-, si impitoyablement persécuté par la haine de Henri II. Le roi n'ordonna pas positivement le meurtre de Thomas ; mais ce meurtre ne fut pas moins commis par les chevaliers indignes de ce nom qui venaient d'entendre ces paroles tombées des lèvres royales dans une colère frénétique contre Becket : Parmi tous les lâches qui mangent mon pain, n'y en aura-t-il pas un qui me délivrera de ce prêtre turbulent ! Ces paroles furent prises pour une sentence de mort contre l'archevêque de Cantorbéry. La pénitence publique du roi à la suite de ce grand crime lit croire à son repentir, et sauva Henri II des foudres du Saint-Siège.

Comme nous n'avons pas à présenter ici le règne de Ilenri II, mais seulement quelques indications sur la famille de Plantagenet, nous ne nous étendrons pas longuement sur ce sujet.

Cinq fils et trois tilles naquirent du mariage de Henri II avec Éléonore d'Aquitaine : Guillaume, Henri, Richard, Geoffroy et Jean ; Mathilde, Eléonore et Jeanne.

Guillaume mourut sans avoir été marié.

Henri épousa Marguerite de France, fille de Louis VII, qui lui apporta en dot les châteaux de Naufles, de Gisors et de Neufchâtel.

Richard, d'abord fiancé à Alix, autre fille de Louis VII, épousa, comme nous le verrons plus tard, Bérengère de Navarre.

Geoffroy, par son mariage avec Constance de Bretagne j devint maître de cette province ; et Jean, qui succéda à Richard sur le trône d'Angleterre, eut pour femme Isabelle d'Angoulême.

Mathilde unit son sort à Henri le Lion, duc de Saxe, et eut pour fils Othon, empereur d'Allemagne, qui fut vaincu par Philippe-Auguste dans les champs de Bouvines.

Éléonore fut mariée à Alphonse, roi de Castille, et donna le jour à la princesse Blanche, à qui Dieu réservait la gloire de donner à la France un grand roi, à l'Église un grand saint.

La plus jeune des trois sœurs, Jeanne, épousa Guillaume II, roi de Sicile, et mourut sans postérité.

Guillaume et Henri étant morts avant le roi leur père, Richard devint héritier présomptif du trône d'Angleterre ; il porta successivement les titres de comte d'Anjou et de duc d'Aquitaine.

La formidable conjuration qui éclata contre Henri II (de 1173 à 1175) est un des plus grands témoignages de l'esprit d'orgueil et d'insubordination héréditaire dans la famille de Plantagenet. Les trois frères révoltés, Henri, Richard et Geoffroy, trouvèrent, de puissants auxiliaires dans les barons anglais et normands, qui, irrités contre Henri II à cause des nombreux privilèges qu'il leur avait enlevés, auraient voulu précipiter du trône le maître absolu de tant de pays. D'un autre côté, Louis VII, l'ennemi juré du roi d'Angleterre, saisit avec empressement cette occasion pour recommencer les guerres qui coûtèrent tant de sang et de trésors aux deux royaumes.

L'habile et courageux monarque anglais triompha de tous ces obstacles. Sa femme Eléonore, qu'il accusa, non sans raison, d'avoir été l'âme de cette guerre parricide, fut enfermée dans une étroite prison, d'où elle ne sortit qu'après la mort de son mari.

A la tête de vingt mille aventuriers accoutumés à vendre leurs services au plus offrant, Henri II réduisit à néant la confédération qui menaçait et son trône et sa vie. Il pardonna à ses fils le crime de leur rébellion, qui se renouvela cependant neuf ans après, mais avec 11n caractère moins formidable.

A son heure dernière, le prince Henri, dévoré de remords, exprima le désir de voir son père et d'obtenir une seconde fois son pardon. Le roi, ému par les prières de son fils mourant, allait se rendre auprès de lui, lorsque ses amis, craignant quelque embûche, le retinrent dans son palais. Tirant un anneau de son doigt, il chargea l'évêque de Bordeaux de le porter au prince comme un gage de sa tendresse et de son pardon. Le jeune Henri pressa l'anneau sur ses lèvres, et expira en implorant la miséricorde divine (1182).

Plusieurs années s'étaient écoulées depuis qu'Alix de France avait été fiancée à Richard et confiée aux soins de son père. Henri II retint la jeune princesse dans un de ses châteaux sans permettre à son fils de la voir. Malgré les réclamations de Philippe-Auguste et du pape, la fille de Louis VII resta enfermée jusqu'à la mort du roi d'Angleterre. Cette injuste réclusion d'Alix rapprocha dans une indignation commune Philippe-Auguste et Richard. Le premier de ces princes en était offensé comme frère, le second comme fiancé.

Après une paix conclue entre Henri II et Philippe-Auguste, Richard fit un assez long séjour à la cour de France. Les deux princes mangeaient à la même table et au même plat (ad unum catinum). La nuit ils reposaient dans un même lit. Le roi de France aimait Richard comme son cœur (quasi animam suam), dit une chronique[2].

Cette intimité alarma Henri II, qui ordonna à son fils de revenir dans son comté d'Anjou. Richard obéit. Il apprit bientôt que son père nourrissait la pensée de donner, la couronne à Jean Sans-Terre au préjudice de ses propres droits ; il fit alors éclater ses plaintes.

Dans une conférence tenue en 1188 entre Philippe-Auguste, Henri II et Richard, le roi de France proposa comme base de la paix qu'Alix épousât l'héritier présomptif du trône d'Angleterre, et que les vassaux de Henri II jurassent fidélité à Richard. Celui-ci dit que ses droits à la couronne étaient naturellement établis, mais qu'il demandait cependant qu'ils fussent confirmés à l'instant par son père. Henri II ne fit à ces paroles qu'une réponse évasive. Tombant alors aux pieds de Philippe-Auguste, et lui remettant son épée : « A vous, Sire, dit au roi de France le jeune prince indigné, à vous je remets la protection de mes droits ; je vous fais hommage pour tous les domaines de mon père en France. Je suis forcé de croire, ajouta-t-il en se tournant vers Henri II, ce qui me semblait impossible. »

Philippe-Auguste releva Richard avec bonté et l'embrassa ; il lui dit qu'il l'acceptait pour homme-lige, et qu'il lui rendait tous les châteaux qu'il avait pris à son père pendant les dernières guerres. Henri II quitta précipitamment la conférence.

La guerre recommença entre le roi de France et le roi d'Angleterre. Richard et ses barons figurèrent dans l'armée qui combattait contre Henri II. Vaincu au Mans, à Amboise, à Tours, le monarque anglais ne put continuer la lutte. Les deux rois se réunirent en conférence, à cheval, non loin de Tours. Au moment où ils discutaient les articles du traité qu'ils devaient conclure, un grand coup de tonnerre lit bondir Henri II sur son palefroi. Il en reçut une commotion si profonde, que toutes ses forces parurent l'abandonner. Il se soumit, dans cet état, à toutes les conditions qu'il plairait à ses ennemis de lui imposer.

On lui présenta, sur sa demande, la liste contenant les noms de ses barons qui l'avaient combattu avec le roi de France ; il y vit le nom de Jean Sans-Terre, ce fils sur qui il semblait avoir reporté toute son affection. Il n'en lut pas davantage, rendit le papier, et, le cœur brisé, s'en alla à Chinon. C'est là qu'il mourut peu de temps après (1183), en appelant, dans une fièvre ardente, la malédiction du Ciel sur ses enfants.

Il fut enterré dans la célèbre abbaye de Fontevrault, en présence de Richard, de quelques chevaliers et des ministres de la religion. Richard pleura amèrement son père ; il s'accusa publiquement d'avoir été la cause de sa mort par les chagrins que sa révolte lui avait causés ; ce fut le remords de sa vie entière. Il est si difficile de bannir de sa pensée le souvenir du crime de rébellion contre l'autorité paternelle ! Rien au monde ne peut la justifier. Mais l'histoire n'a pas mis en doute la sincérité du repentir de Richard.

 

 

 



[1] Augustin Thjerry, Histoire de la Conquête de l'Angleterre par les Normands, tome III.

[2] Vie et gestes d'Henri II, roi d'Angleterre, par Benoit, abbé de Peterborough.