
PARIS - LE CHEVALIER - 1889
INTRODUCTION.
CHAPITRE XXXIX. —
RÈGNE DE ROBERT II.
Caractère de Robert. —
Son âge lorsqu'il est émancipé et qu'il est appelé au gouvernement du duché.
— Délivrance des legs du testament d'Hugues IV. — Arrangements de Robert en
Dauphiné ; accords avec Beatrice de Navarre et Huguenin, son frère utérin. —
Passage du roi d'Angleterre. — Le duc assiste avec Philippe III au concile de
Lyon présidé par le pape. — Engagements pour partir en croisade ; le duc
retient Jean de Choiseul, son connétable, pour y prendre part. — Le comte de
Vaudemont et le sire de Marey envoyés à l'empereur de Constantinople. —
Complications incessantes s'opposant aux projets d'expédition en Terre
Sainte. — Rachat des vœux de croisade. — Le duc se rend en Sauveterre près du
roi. — Sa situation à la cour lors du mariage de la reine Marie de Brabant,
sa nièce. — Entourage de la reine. — Disgrâce de Pierre de la Broce ; joie
des seigneurs après son exécution. — Tournoi à Compiègne. — Otte, comte
palatin de Bourgogne, recherche l'amitié du duc ; sa réception en Bourgogne,
à l'abbaye de Bèze, à Rouvre, à Aisey, à Dijon, fêtes et tournois en son
honneur. — Traité d'alliance et projets de mariage pour la fille d'Otte et le
fils du duc. — Confirmation de toutes ces conventions à l'abbaye de Cîteaux.
— Concessions faites au duc par le comte Philippe de Vienne et Henri de
Pagny, sire de Sainte-Croix. — Le gouvernement du duché de Bourgogne, confié
à Otte par le duc lorsqu'il se rend au congrès de Mont-de-Marsan. — Robert à
Moissac avec le roi, puis au Parlement de Toulouse et à l'entrevue entre Philippe
III, le roi d'Aragon et le prince de Salerne. — Retour en Bourgogne ; le
comte Otte lui fait de nouvelles donations, exige le retour de sa fille pour
la livrer à la cour de Bourgogne. — Robert et Otte se rendent à Lyon afin
d'obtenir une dispense pour le mariage de leurs enfants. — Ligue féodale des
seigneurs réunis à Macon par la reine douairière Marguerite de Provence pour
reconquérir son héritage provençal contre les prétentions de Charles d'Anjou.
— Personnages qui s'y rendent avec le duc de Bourgogne ; ses protestations de
dévouement et ses lettres au roi d'Angleterre. — Projets avortés par suite
des Vêpres Siciliennes. — Le duc ne va pas en Sicile, mais la plupart des
féodaux du Tonnerrois vont au secours du roi de Jérusalem et de Sicile, comte
de Tonnerre. — Participation des Joinville à cette expédition.
CHAPITRE XL. — RÈGNE DE ROBERT II (Suite).
AFFAIRES ET GUERRE DE SUCCESSION DU
DAUPHINÉ.
Bonnes relations entre
les ducs et les dauphins. — Succession éventuelle du Dauphiné assurée aux
ducs. — Dispositions testamentaires de Guigues VI en leur faveur. — Traité et
accord entre Robert et la Dauphine. — Hommage au duc rendu à Vienne. —
Mariage d'Humbert de la Tour avec la dauphine Anne. — Projets du duc de
marier sa bile Marguerite avec le dauphin Jean. — Contestations et nouvel
accord. — Mort du dauphin Jean. — Préparatifs de guerre entre Humbert de la
Tour et le duc de Bourgogne : allies d'Humbert ; allies du duc. — Les sires
de Joux, d'Usie, d'Antigny, de Sainte-Croix, d'Andelot, de Toulongeon, de
Verdun-sur-le-Doubs, Coligny, Frébuans, Versailleux, Juis, Dompierre, Mornay,
Jarre. — Commencement des hostilités. — Siège de Treffort, dont le château
est démantelé. — Le duc à Bourg-en-Bresse. — Première suspension d'armes. —
Robert assiste au mariage de son neveu Philippe, bis du roi. — Reprise des
hostilités ; épouvante dans les campagnes à Bourg, Saint-Trivier, Bagé,
Chatillon-les-Dombes. — Deuxième suspension d'armes ; violation des trêves ;
représailles. — Le duc au Parlement de la Toussaint à Paris. — Embarras
financiers de Robert ; cession de la vicomté de Dijon ; affranchissements. —
Négociations pour le mariage d'Isabelle, sœur du duc, avec Rodolphe de
Habsbourg. — Robert livre Isabella au roi des Romains, à Remiremont, et leurs
noces se font à Bâle. — Cession du Dauphiné au duc par Rodolphe. — Reprises
des hostilités ; la guerre à Saint-Trivier, Chatillon-les-Dombes,
Bourg-en-Bresse, Pont-de-Vaux, Sagy. — Siège de Saint-Germain, du château de
La Terrasse de Trévoux, Cuisia, Saint-André-en-Revermont, Hauteville, Marboz.
—Campagne interrompue par la guerre d'Aragon. — Philippe, comte de Savoie,
traite au nom du duc avec le dauphin pour une troisième suspension d'armes. —
Intervention du roi après la chevauchée d'Aragon pour une paix définitive. —
Conventions, négociations et arbitrages. — Le Revermont cédé au duc avec
divers châteaux après enquêtes et informations. — Indemnité de vingt mille livres
donnée au duc par le sire de la Tour. — La dauphine indemnise Humbert de ces
mésaventures. — Échanges avec Amé, comte de Savoie, du domaine de Revermont
et autres terres contre les châtellenies de Sagy, Cuisery, Savigny. — Les
habitants de ces contrées si éprouvées par la guerre paient les frais de ces
échanges.
CHAPITRE XLI. —
RÈGNE DE ROBERT II {Suite).
Expédition d'Aragon. —
Seigneurs bourguignons qui y prennent part, Jean de Vergy, Jean de Choiseul,
Otte, comte palatin, Hugues, seigneur de Montréal, Gui de Genève, évêque de
Langres, Liébaud de Bauffremont. — Fin désastreuse de cette campagne. — Le
duc à Perpignan à la mort de Philippe III ; passage à Narbonne, à
Carcassonne, à Clermont-Ferrand, à Aigueperse, rentrée à Paris. — Sacre de
Philippe IV à Reims. — Concessions obtenues du nouveau roi qui donne au duc
divers fiefs, Mâlain, Cortevais, la garde de Couches, etc. — La duchesse
douairière Béatrice de Navarre reçoit une sauvegardé royale pour la prémunir
contre les mauvais procédés de Robert. — Hôtel du duc à Paris, près de
Sainte-Geneviève-du-Mout. — Ses étapes lorsqu'il se rend dans l'Ile-de-France.
Il prend à vie le domaine de Samoreau, près Fontainebleau et le domaine de
Fromont-sur-Seine, près de Ris, au diocèse de Paris. — Missions du duc en
Languedoc et pour l'administration de cette province. — Gêne de Robert après
la chevauchée d'Aragon. — Débats avec les intéressés pour la possession du
château de Mâlain et la garde de Couches indument cédée par le roi. — Le duc
est débouté de ses prétentions par divers arrêts du Parlement. — Arbitrage
dans les différends entre Thibaut de Bar et Henri de Luxembourg. — Missions
du duc dans le Lyonnais au nom du roi. — Hostilités du comte Otte contre
l'empereur d'Allemagne, son suzerain, et ses attaches avec la cour do France.
— Projets de mariage de la fille d'Otte avec le fils aîné da roi et cession
intégrale du comté de Bourgogne réuni à la couronne, par suite des dettes
excessives du comte palatin. — Désappointement momentané du duc ; le roi le
calme par des promesses et des bons procédés. — Mécontentement de la noblesse
franc-comtoise qui lève l'étendard de la révolte, forme une ligue contre
1'autorite royale, fait alliance avec l'empereur et le roi d'Angleterre. — La
lieutenance du Comte confiée par le roi à Robert qui organise
l'administration de cette province et place des officiers de son choix. — La
paix entre la France et l'Angleterre n'arrête pas la résistance des
confédérés, malgré la défection de quelques-uns d'entre eux. — Le pape
accepte l'arbitrage des d6m6les entre les rois de France et d'Angleterre ;
les coalisés s'y font représentée — Continuation de la lutte. — L'avènement
d'Albert d'Autriche, en bons termes avec Philippe le Bel, affaiblit la
confédération déjà entamée. — Rôle du duc de Bourgogne pour jeter le désarroi
dans la ligue. — Cessation des hostilités des seigneurs qui se rendent à merci
; traité de Paris. — Jean de Chalon-Arlay, l'un des chefs de cette noblesse
insoumise, devient l'un des auxiliaires du roi. — Otte, comte palatin,
refugié à la cour de France où son activité est utilisée.
CHAPITRE XLII. —
RÈGNE DE ROBERT II (Suite).
Rôle de Robert pendant
la guerre de Philippe le Bel en Flandre. — Chevauchée de 1297. — Le duc
assiste à la bataille de Fume ; prend part aux conventions d'Ingelmunster,
aux trêves passées à Tournai ; envoyé comme ambassadeur du roi de France
auprès du pape à Rome ; fait avant son départ ses dispositions testamentaires
et nomme Liébaut de Bauffremont pour le remplacer dans le gouvernement du
Comte. — Résultat de son voyage auprès de Boniface VIII. — Ses négociations
pour la paix avec le roi d'Angleterre, à Montreuil-sur-Mer ; conduit en
Angleterre Marguerite de France à Edouard ; promet sa seconde fille à Louis,
fils ainé du roi. — Chevauchée de 1302 ; convocation des seigneurs
bourguignons ; Robert à Arras, premier et second codicilles ; pourparlers de
paix ; retraite inopinée des troupes françaises. — Démêlés du roi avec
Boniface VIII ; excommunication de Philippe le Bel. — Graves débats entre le
duc de Bourgogne et l'évêque de Langres pour la possession du château de
Saulx ; excommunication du duc et de la duchesse ; levée de l'interdit par
l'archevêque de Lyon. — Projets de mariage pour les enfants de Robert avec
ceux de Charles de Valois. — Campagne de 1303 ; Bourguignons convoqués ;
retraite de l'armée. — Le conseil royal à Château-Thierry. — Préparatifs de
la chevauchée de 1304 ; convocation des seigneurs bourguignons. — Lettre du
roi au duc ; participation et secours du roi d'Angleterre. — Robert à Arras,
et à Rome ; troisième codicille à son testament. — Bataille de Mons-en-Pévèle
; rôle du duc dans cette journée ; le sang-froid du roi décide de la victoire
; morts et blessés ; pertes de la noblesse bourguignonne. — Siège et
reddition de la ville de Lille. — Négociation pour un armistice ; Robert est
un des représentants du roi ; signe le traité de paix définitif avec les
Flamands à Athis-sur-Orge ; ses démarches pour faire nommer le pape Clément
V. — Le duc marie sa fille Marguerite avec Louis le Hutin, plus tard roi de
France ; tombe malade à Vernon-sur-Seine à la cour de Louis d'Evreux ; son
quatrième et dernier codicille. — Sa mort, son enterrement à l'abbaye de
Cîteaux. — Liste chronologique de ses dix enfants connus.
CHAPITRE XLIII. —
RÈGNE DE ROBERT II (Suite).
RAPPORTS DU DUC ROBERT II AVEC LES
COMMUNES.
Conséquences à Dijon
de la charte de la liberté des marcs. — Agitations municipales. Intrigues
pour les élections. — Achat de la vicomté de Dijon ; mécontentement des
habitants ; le maire fait saisir et incarcérer le prévôt du duc ;
condamnation de Robert en Parlement. — Compétitions électorales ; partisans
ou adversaires du duc. — Mort du maire Alard le Changeur. — Défaut de
paiement des tailles ; le maire Eudes de Salmaise cassé, remplacé par Pierre
d'Antigny ; Robert revient sur sa détermination. Elections agitées de 1279 ;
mort et blessés ; les chartes et le sceau de la commune mis sous la main du
roi. — Rétablissement d'Eudes de Salmaise comme maire ; il tire des prisons
ducales un bourgeois accuse d'avoir fait tort aux monnaies du duc. — Cession
de la vicomté aux habitants. — Le maire délivre un justiciable arrêté par le
bailli de Dijon. — L'évêque de Langres jette l'interdiction sur Dijon ; soins
de Robert et de la duchesse pour s'en prémunir. — Colloque entre le maire
Girard Bonotte, le procureur du duc et le sergent royal ; coup de poing
asséné au maire par le procureur ; menaces de mort contre ce dernier. —
Intervention de la justice royale : violences de Gillet d'Auxois. —
Sommations au maire Guillaume le Vertueux ; son refus. — Condamnation de la
ville par le Parlement, amende au profit du roi et du duc. — Agitations
municipales ; candidatures agréables au duc. — Liste des maires de Dijon sous
Robert II. — Commune de Beaune. — Rares chartes de franchises nouvelles, la
nomination du maire toujours réservée ; Semur, Labergement, Seurre, Chagny. —
Service des milices communales. — Difficultés des seigneurs avec les
communes. — Miles de Noyers, bouteiller de Bourgogne, fait incarcérer sept
bourgeois de Noyers. — Appel au roi ; assises de Dixmont ; sept gentilshommes
offrent gage de bataille contre les sept bourgeois plaignants. — Difficultés
des communes avec les abbayes ; les bourgeois de Bèze se désavouent de l'abbé
; le duc les prend sous sa sauvegarde. — Les hommes de l'abbaye de
Saint-Michel de Tonnerre et le gîte de Crusy.
CHAPITRE XLIV. —
RÈGNE DE ROBERT II (Suite).
RAPPORTS DU DUC ROBERT II AVEC LE
SAINT-SIÈGE.
Procédés économiques
pour payer les services de ses clercs et autres officiers ecclésiastiques. —
Privilèges obtenus des papes. — Concessions de la cour de Rome à la duchesse
Agnès de France, à la duchesse douairière Beatrice de Navarre, à Marguerite
de Bourgogne, reine de Jérusalem et de Sicile, comtesse de Tonnerre. —
Privilèges et grâces pontificales délivrés aux seigneurs. — Nombreuses
dispenses de proche parenté pour faciliter les mariages. — Indulgences
accordées aux seigneurs, pour des églises ou des chapelles castrales. —
Mécontentement des ecclésiastiques pour les bénéfices trop souvent cédés à
des étrangers et principalement à des Italiens. — Le neveu d'Honorius III et
frère d'Honorius IV pourvu de revenus considérables, place lui-même ses
créatures et ses favoris. — Changement de condition du bas clergé. — Extrême
détresse des monastères de tous ordres, Saint-Seine, Moutier-Saint-Jean,
Vézelay, Saint-Germain d'Auxerre, Cluny. — Dénuement des églises de Langres
et d'Autun très chargées de dettes. — Troubles pour l'élection des abbés,
compétitions regrettables. — Troubles à Molème, Moutier-Saint-Jean,
Saint-Jean d'Autun. — Scandales de l'abbaye de Pothières ; l’abbé Pierre
assailli par les bourgeois de Mussy, aides par les sergents de l'évêque de Langres
; pillage de sa maison ; violences commises dans l'abbaye ; débats en
Parlement ; sergents nommés par le roi pour protéger le monastère ; garnison
de Mussy en guerre avec les officiers royaux. — Arrêt du Parlement condamnant
les rebelles à une forte amende, après enquête sur les dégâts commis. —
Désordres à Flavigny, où le duc fait détruire le palais épiscopal. —
Violences de l'abbé de Cluny contre l'évêque de Macon. — Guerres privées des
seigneurs, Philippe de Vienne, Simon de Chaussin, Simon de Longvy. — Luttes
de Philippe et de Jean de Vienne contre le duc ; siège d'Authume et
confiscation de ce domaine. — Jean de Vergy en guerre avec Hugues de Chalon.
— Confiscation de Salmaise et de Thoisy sur Etienne de Mont-Saint-Jean qui
avait refusé au duc l'ouverture de ces châteaux. — Fréquents conflits de
juridiction entre les sergents du duc et les officiers royaux.
CHAPITRE XLV. —
RÈGNE DE ROBERT II (suite et fin).
ADMINISTRATION
FINANCIÈRE.
Simplicité du
mécanisme financier.
MONNAIES. — Alard, le changeur, dirige la monnaie
avec sa femme Bonne. —Guillaume de Tours, essaveur. — Premières mutations des
monnaies. — Pierre Vidal, maitre de la monnaie. — La livre dijonnaise perd un
tiers sur la livre tournois. — Emeute à Dijon, disparition de Guillaume de
Tours et de Pierre Vidal. — Le duc s'engage solennellement à fabriquer une
monnaie de valeur et de poids immuables. — Traite avec Jean de Bernier, de
Vézelay. — Accord avec 1'evCque de Langres au sujet des monnaies. — Levée des
décimes. — Difficultés de la situation. — Le duc cède au roi pour trois ans
la fabrication de sa monnaie. — L'or en billon du duché porté aux ateliers du
roi. — Débats pour rentrer en possession de ce prêt. — Contrat pour une
nouvelle fabrication. — Rôle pour la levée de la décime dans le Beaunois.
ADMINISTRATION FINANCIÈRE. — Receveurs généraux, Aubert
Bragefort, ses comptes, Eudes de Menans et Eudes d'Auvillars. — Recette des
sceaux, Jean de Lyon. — Baillis de Dijon, leurs comptes, baillis d'Auxois. —
Receveurs de Rouvre, Beaune, Montcenis, Nuits, Aisey, Talant, Villiers-le-Duc,
etc., leurs comptes. — Prévôtés affermées et leurs revenus. — Produits des
foires de Chalon et autres. — Vignes. — Forêts. — Comptes de l'hôtel ducal. —
Recettes et dépenses.
GRANDS OFFICIERS. —
Sénéchaux, connétables, maréchaux, bouteillers, chambellans, clercs,
chapelains et aumôniers, médecins.
CONSTRUCTIONS
SOUS RORERT II. —
Autun, Beaune, Chalon-sur-Saône, Clairvaux, Corberon, Dijon, Grancey,
Laignes, La Roche-en-Brenil, Layer, Lezinnes, Ligny, Marcenay, Maulne, Merlo,
Montrogier, Moutier-Saint-Jean, Pagny, Rougemont-sur-Armançon, Rouvray,
Rouvres, Semur-en-Auxois, Vergy, Saint Thibaud-en-Auxois, Tonnerre, Varenne,
Argilly, Lucenay, Magny, Coublanc, Montcenis, Montbard, Pontailler.
ACQUISITIONS. — Extension du domaine ducal.
|