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Les
derniers Capétiens directs, non contents d'intervenir dans les affaires des
principautés lotharingiennes, deviennent suzerains d'une moitié du Barrois,
gardiens de Toul et de Verdun ; ces avantages, les Valois les conserveront
malgré les désastres de la guerre de Cent Ans, malgré les Luxembourgs
qui s'efforcent de contrecarrer les progrès de la France, malgré la maison de
Bourgogne qui cherche à reconstituer le royaume de Lothaire II, malgré les Habsbourgs enfin, qui reprennent à leur compte la
politique de leurs devanciers. La
lutte que François Ier et son fils entreprendront au XVIe siècle contre la
maison d'Autriche, paralysée par la Réforme, permettra en 1552 à Henri II
d'occuper Metz, Toul et Verdun, d'enlever en Lorraine la régence à Christine
de Danemark, d'emmener et de faire élever en France le jeune duc Charles III
et par conséquent de soustraire pour quelque temps les duchés à toute
influence allemande ou espagnole. Les trois siècles qui s'écoulent de 1270 à 1552 se divisent naturellement en deux périodes, séparées l'une de l'autre parla date de 1431, année de la mort de Charles II. Ce duc de Lorraine a pour successeur sa fille Isabelle et son gendre René Ier d'Anjou, duc de Bar ; les deux principautés si longtemps ennemies se trouvent donc unies, et ce fait semble présager la reconstitution, dans un avenir plus ou moins rapproché, de l'ancienne Mosellane. Les événements de 1552 ne permirent pas à ces espérances de se réaliser. |