|
En ce
qui concerne la région lorraine, les temps préhistoriques, c'est-à-dire ceux
pour lesquels il n'existe point de documents écrits, se prolongent jusqu'à
l'établissement des Belges dans le pays et comprennent par suite, outre les
époques de la pierre et du bronze, la première période de l'âge du fer ou
période de Hallstatt, et même les débuts de l'époque de la Tène (Tène I — et
débuts de la Tène II [?]). Nous ne
connaissons encore que de façon très imparfaite l'histoire des premiers temps
de l'humanité dans notre pays. Le regretté docteur Bleicher, le premier qui
ait entrepris l'étude méthodique des temps préhistoriques en Lorraine, a
trouvé des continuateurs dans les élèves qu'il avait formés, M. Barthélémy et
le comte Beaupré. Les fouilles qu'ont opérées ces archéologues ont produit
des résultats sérieux et intéressants, mais incomplets et provisoires. M.
Beaupré a déjà dû modifier, pour l'âge du bronze, les vues qu'il avait
adoptées tout d'abord à la suite de M. Barthélémy. Des découvertes
ultérieures amèneront sans doute M. Beaupré et ses successeurs à rejeter
comme inexactes des hypothèses qui leur avaient tout d'abord paru
vraisemblables. Comme
les données que nous possédons sur les temps préhistoriques nous sont
fournies surtout par des sépultures, c'est la vie matérielle de ces âges que
nous connaissons le mieux. I. — L'ÂGE DE LA PIERRE.
Avant
d'utiliser les métaux, l'homme employa là pierre, le bois et la corne pour la
confection de ses outils et de ses armes. Durant la période paléolithique, ou
période de la pierre éclatée, la pierre servit telle qu'elle se présentait.
Du jour où l'homme apprit à la façonner, commença l'âge néolithique ou âge de
la pierre polie. Les
grottes de Sainte-Reine et du Trou des Celtes, à quelque distance de Toul, le
Trou de la Fontaine et la Roche-Plate, près de Saint-Mihiel, sont les seuls
points de notre pays où l'on ait découvert des traces de l'homme
paléolithique. Durant
la période néolithique, la région lorraine se peupla. Il résulte des fouilles
faites à Cumières que les hommes de cette époque étaient de petite taille et
mésaticéphales ou sous-brachycéphales. Leur
outillage se composait de couteaux, de grattoirs, de haches, de marteaux,
d'aiguilles, leur armement de haches, de lances, de flèches et de
casse-têtes. Pour fabriquer ces objets, les hommes de l'âge de pierre se
servaient soit de silex fournis par les calcaires coralliens de la vallée de
la Meuse ou importés de la Champagne, soit de pierres dures, trapp et diorite
des Vosges, serpentine et jadéite provenant des Alpes. Les outils en silex
étaient détachés d'un bloc, ou nucléus, à l'aide d'un marteau ou percuteur en
quartzite, en trapp, ou en granit ; on en avivait le tranchant avec un
retouchoir. Des meules de grès ou de pierre dure permettaient de polir les
armes ou les outils extraits d'une roche résistante. Pour trouer le silex, la
diorite, le trapp, etc., on faisait tourner un bâton de bois tendre sur
l'endroit choisi, recouvert au préalable de sable mouillé. Haches et marteaux
étaient emmanchés avec du bois ou des cornes d'animaux. C'est à
l'aide de ces outils et de ces armes que les néolithiques devaient se
nourrir, s'habiller et se loger. Le gibier, le poisson, des fruits et des
racines formaient le fonds de leur alimentation. Les peaux des animaux qu'ils
avaient tués, préparées sommairement, servaient à les vêtir, des ornements,
formés de coquillages ou de pierre, à les parer. Habitaient-ils déjà des
mares ou mardelles, c'est-à-dire des trous recouverts de branchages ? On ne
sait. Des grottes, là où il en existait, ont dû également leur fournir un
abri. C'étaient
probablement des nomades, vivant par petits groupes ; s'ils pratiquaient
peut-être l'élevage, ils ne cultivaient pas la terre. Outre les outils et les
armes dont nous avons parlé, ils fabriquaient à la main des poteries
grossières, d'une pâte noire ou rougeâtre, aux formes simples et sans aucune
ornementation. Quelques-unes, de grandes dimensions, ont l'aspect de creusets
ou de globes à bords renversés. La cuisson insuffisante à laquelle elles
avaient été soumises les rendait peu résistantes. Les néolithiques avaient
quelques relations commerciales avec les contrées voisines, par exemple avec
la Champagne d'où ils tiraient le silex, et même avec la région alpestre qui,
leur fournissait la jadéite et la serpentine. C'est
par leurs sépultures surtout que nous les connaissons. Tantôt on les
enterrait dans des grottes (grotte du Géant à Maron), tantôt dans des trous, comme à
Cumières et à Pierre-la-Treiche (trou des Celtes). Un autre mode d'inhumation
était alors en usage : les cadavres reposaient, assis ou accroupis, dans des
fosses recouvertes de terre ou de pierres. Souvent sur ces tombeaux se
dressaient des pierres seules (menhirs), ou en cercle (cromlechs). Quelquefois sur deux pierres
droites on en posait une troisième formant toit (dolmens) ; enfin deux rangées parallèles
de pierres verticales pouvaient être surmontées de dalles (allées
couvertes). Ces monuments
mégalithiques, qui ne sont ni gaulois ni druidiques, encore nombreux en Bretagne,
ne se rencontrent aujourd'hui que très rarement en Lorraine. Comme menhirs on
peut citer la Pierre Kerlinkin près de Remiremont, la Pierre-Borne au
nord-ouest de Raon l'Etape, la Pierre au Jô à Norroy, près de Pont-à-Mousson,
le Breitenstein dans la Lorraine annexée, entre Soucht et Meisenthal. Il y
avait à Montplonne (Meuse) un cromlech, qui a disparu au siècle dernier. Si l'on ne peut
citer de dolmen, le comte Beaupré a trouvé à Bois l'Abbé (Sexey-aux-Forges) et à Liverdun des allées
couvertes, enfouies sous la terre. D'habitude on enterrait avec les corps des
outils et des armes. D'après
les sépultures et les ateliers, il semble que les populations néolithiques
aient—en Lorraine au moins — évité les fonds des vallées, encore marécageux
ou exposés aux inondations, pour choisir de préférence les plateaux ou le
penchant des côtes ; c'est en contrebas des crêtes qu'ils s'établissaient
d'habitude. Peu nombreuses dans les Vosges, les stations néolithiques se
rencontrent plutôt sur les collines 00lithiques et sur le plateau du trias.
De l'ouest à l'est, on trouve successivement, entre la Saulx et l'Ornain,
Brauvillier, Montplonne, Nant-le-Grand ; entre l'Ornain et la Meuse,
Vaudreville, Epiez, Bovée ; plus au nord, Pierrefitte, Chaumont, Issoncourt ;
dans la vallée de la Meuse, Bourlémont, Vaucouleurs, Commercy, les Kœurs,
Saint-Mihiel, Verdun, Gumières, Stenay ; sur les bords du Mouzon, Rebeuville
; dans la vallée du Vair, Baufremont, Dombrot, Suriauville ; entre la Meuse
et la Moselle, Allain, Crézilles ; dans la vallée du Madon, Damas, Saxon-Sion
; le long de la Moselle, Maron, Pierre-la-Treiche, Pont-à-Mousson, Metz ;
dans la vallée de la Meurthe, Malzéville, Villers-lès-Nancy ; près de la
Vezouse, Lunéville ; dans la vallée de la Seille, Salonne, Morville,
Château-Salins ; dans celle de la Sarre, Lorquin. II. — L'ÂGE DU BRONZE.
Contrairement
à ce que les archéologues ont cru longtemps, il y a eu dans notre pays un
moment où les hommes ont employé le bronze, à l'exclusion du fer, pour la
confection des outils et des armes, sans d'ailleurs renoncer au silex, ni à
la pierre dure. Peut-être
l'apparition du bronze en Lorraine a-t-elle coïncidé avec l'arrivée
d'immigrants venus de l'est, les Ligures ; les auteurs anciens nous les
représentent comme des hommes petits et bruns, durs au travail, tenaces,
traditionalistes, routiniers même. A la différence des néolithiques, les
Ligures étaient des sédentaires, qui s'établirent dans le pays par groupes
assez importants. Comme la Lorraine ne possède pas de gisements d'étain et
que le cuivre ne s'y trouve qu'en très petite quantité, les Ligures devaient
faire venir de loin soit les armes et les outils de bronze, soit le métal ou
plutôt l'alliage nécessaire à la fabrication des uns et des autres. Les
objets de bronze devaient donc coûter cher ; aussi les Ligures
continuèrent-ils d'employer la pierre. Le
bronze, sous forme de lingots ou d'instruments façonnés, venait de l'Orient
par la vallée du Danube ou, plus probablement, par la mer et par les vallées
du Rhône et de la Saône. Les objets en bronze qui avaient leurs similaires en
pierre reçurent d'abord les mêmes formes que ceux-ci ; mais l'on fabriqua
aussi des armes et des outils-nouveaux, faucilles, poignards, épées. Grâce à
l'outillage perfectionné dont ils disposaient, les Ligures purent améliorer
leur existence ; la culture des céréales et des plantes textiles leur permit
d'ajouter le pain à leur alimentation, des vêtements tissés à leur costume.
Ils se paraient d'ornements en bronze, bracelets aux bras et aux jambes,
colliers ou torques, fibules (sortes d'épingles de nourrice), enfin épingles
ordinaires. Nous ne savons pas quel mode d'habitation ils avaient adopté. Leurs
occupations, plus nombreuses et plus variées que celles des néolithiques,
comprenaient la culture, l'élevage, le tissage, la chasse et la pêche. L'art
de la poterie ne semble pas alors avoir fait de progrès. Les Ligures devaient
entretenir des relations commerciales avec le Midi et avec l'Orient. On a
supposé qu'ils rendaient un culte au soleil, dont la
hache double ou bipennis, trouvée dans plusieurs sépultures, aurait
été l'emblème. Peut-être
les noms donnés par les Ligures aux montagnes et surtout aux cours d'eau
ont-ils survécu à ce peuple et sont-ils parvenus, modifiés et déformés,
jusqu'à nous : ce serait en particulier le cas pour la Meuse. Tout en
continuant, à ce qu'il semble, de recourir aux modes anciens d'inhumation,
les Ligures en adoptèrent un autre, la sépulture sous tumulus. Les corps
reposaient sur le sol par leur côté droit, les jambes repliées, les genoux
rapprochés du menton ; on plaçait à côté du mort des outils, des armes, des
poteries ; on jetait sur le tout de la terre et des pierres, de manière à
former un tumulus. Dans d'autres cas, les corps étaient d'abord incinérés,
puis on recouvrait les cendres de terre. Les Ligures ont employé aussi bien
l'incinération que l'inhumation. En plus des sépultures, l'âge chi bronze a
fourni des cachettes d'armes et d'outils. Sans
abandonner les hauteurs, les Ligures occupèrent aussi les vallées. Nous
pouvons citer parmi les principales stations de la période du bronze
actuellement connues : entre l'Aire et la Meuse, Sivry-la-Perche ; sur la
Meuse, Verdun, Consenvoye, Inor, Pouilly ; près du Madon, Gugney-sous-Vaudémont,
Lemainville, Benney ; entre l'Orne et la Moselle, Rouvres ; dans la vallée de
la Moselle, Azelot, Dornot, Corny, Pépinville, Niederjütz, Ritzingen ; sur la
Meurthe, Rosières ; dans la vallée de la Seille, Bezange-la-Grande,
Bezange-la-Petite, Urville ; sur les bords de la Nied, Niederaltdorf ; le
long de la Sarre, Sarrebrück, Vaudrevange. Cette énumération, qui pourra sans
doute s'allonger beaucoup par la suite, ne donne qu'une idée incomplète de
l'étendue des territoires où s'établirent les Ligures. III. —
PÉRIODE DE HALLSTATT ET PREMIERS TEMPS DE LA PÉRIODE DE LA TÈNE. Nous
joignons au premier âge du fer, en d'autres termes à la période de Hallstatt[1], les débuts de la période de la
Tène[2] (Tène I — et commencements de la
Tène II [?]), parce que, semble-t-il, des populations celtiques
ont alors habité la région mosellane. Toutefois, durant ces quelques siècles,
l'outillage et l'armement se modifient : petit à petit, le fer remplace le
bronze pour la confection des armes et des instruments de travail. Le fer
fut-il apporté en Lorraine par de nouveaux venus, Celtes ou Gaulois, hommes
de grande taille, aux cheveux blonds, aux yeux bleus, intelligents et braves,
mais légers et bavards ? On ne peut l'affirmer avec certitude. Peut-être les
Celtes sont-ils arrivés dans notre pays dès la fin de l'âge du bronze. L'outillage
et l'armement des hommes de la période de Hallstatt ne diffèrent pas beaucoup
de ceux de l'époque antérieure, si ce n'est par la présence d'instruments et
d'armes en fer. Quant aux poteries de la période hallstattienne, elles ne
sont pas seulement plus fines, elles reçoivent pour la première fois une
ornementation. Le lignite concourt avec le bronze à la confection des
colliers. L'industrie
se développe ; c'est alors que l'on commence à exploiter les gisements de fer
et de sel de la région lorraine. Peut-être le briquetage de la Seille, aux
environs de Vie et de Marsal, date-t-il de l'époque de Hallstatt ; ce
briquetage n'avait nullement pour but, comme on l'a longtemps cru à tort, de
consolider le sol pour lui permettre de recevoir des constructions ; il a
servi, sans que nous puissions dire aujourd'hui quel procédé l'on employait,
à extraire le sel d'une eau qui en était saturée. Le sel et le fer
constituaient des matières d'échange, à l'aide desquelles les populations de
la période de Hallstatt se procuraient le bronze qu'envoyait l'Orient elle
lignite venu de la Germanie. Sur
quelques points des vallées de la Sarre et de la Moselle, dans la Province
rhénane actuelle, on a découvert des torques en or ainsi que des vases à vin
ou œnochoé en bronze, de provenance grecque ou italo-grecque ; ces
objets auraient été importés dans le pays à l'époque de la Tène I. Les
inhumations sous tumulus forment l'unique mode de sépulture en usage au début
de la période de Hallstatt. Seulement, au lieu d'être recroquevillés, les
cadavres se présentent étendus à plat sur le sol, les bras allongés et collés
au corps. Des instruments, des armes et des bijoux sont placés à côté du
défunt. Chose curieuse, les tumulus de cette époque
contiennent plus de femmes que d'hommes. Sur le corps on jetait soit du sable
additionné ou non de pierres, soit de la terre seule ou mélangée de pierres,
soit enfin de la pierraille, bref ce que fournissait le sol avoisinant. A la
fin de la période de Hallstatt et au début de la Tène l'incinération se
substitue fréquemment à l'inhumation. D'après
les tumulus, la population hallstattienne avait créé
dans la région lorraine des établissements sur une bande de terrains orientés
d'une façon générale sud-ouest nord-est. En partant du sud, on rencontre des
stations dans les localités suivantes : Sauville, Suriauville, Contrexéville,
Vittel et Dombrot dans la région qu'arrosent le Mouzon et le Vair, Bouzemont
et Haroué sur le Madon, Clayeures sur l'Euron, Richardménil sur la Moselle,
Serres entre la Meurthe et la Seille, Chambrey et Moncel le long de la
Seille. En continuant vers le nord-est, on trouve d'abord Kappelkinger sur
l'Albe, Saaraltdorf sur la Sarre, Schalbach entre cette- rivière et les
Vosges, enfin plus loin, et presque sur une ligne allant du nord-ouest au
sud-est, Waldwiess entre la Moselle, la Sarre et la Nied, Bouzonville dans la
vallée de ce dernier cours d'eau, Kadenborn entre la Rosselle et la Sarre,
Grossbliedersdorf sur la Sarre, Bliesebersingen sur la Blies et Bitche au
pied des Basses-Vosges. A l'ouest de la Meuse, il n'y a qu'un petit nombre de
tumulus hallstattiens. Pour le
début de la période de la Tène, nous pouvons citer comme possédant des
stations : Clermont-en-Argonne sur l'Aire, plus à Y ouest Domèvre-en-Haye,
puis quatre villages qui s'échelonnent sur les bords de la Moselle,
Chaudeney, Gondreville, Villey-Saint-Etienne et Liverdun., enfin, un peu à
l'ouest de la Seille, Bezange-la-Grande. IV. — LES ENCEINTES FORTIFIÉES.
Les
prétendus camps romains que l'on rencontre en grand nombre dans la région
lorraine datent, en réalité, des temps préhistoriques, sans que d'ailleurs
l'on puisse toujours déterminer l'époque de leur construction. Laissant de
côté les oppida gaulois, dont nous parlerons un peu plus tard, nous
nous occuperons ici d'enceintes qui remontent à l'âge du bronze, ou à
l'époque de Hallstatt. Il ne semble pas que l'on en doive attribuer aucune
aux néolithiques, qui ne disposaient pas d'un outillage suffisant. Le type le
plus commun est celui de l'éperon barré : les habitants utilisaient
l'extrémité d'un chaînon montagneux, défendu à sa pointe et sur ses deux
flancs par des pentes rapides, souvent aussi par des bois ; le quatrième
côté, par lequel l'éperon se rattache au plateau ou au chaînon, formait —
dépourvu qu'il était de défense naturelle — le point faible de la position.
Pour en interdire l'accès, on élevait un retranchement de hauteur et de
largeur variables, précédé d'un fossé plus ou moins profond. Nous connaissons
quelques rares exemples de retranchements qui font le tour de l'éperon. Il se
peut que ces enceintes n'aient pas été constamment habitées et qu'elles aient
simplement servi de refuges en cas d'attaques. Citons seulement quelques-unes
des très nombreuses enceintes fortifiées qui sont disséminées sur le sol de
la Lorraine : celles de Sorcy et du Camp-des-Romains (Saint-Mihiel) dominent la vallée de la Meuse,
celle de Montsec la Woëvre, les camps d'Aingeray, de la Fourasse (Champigneulle) et d'Affrique (Messein) couronnent des contreforts de
la forêt de Haye ; celui de Gugney, qui date de l'âge du bronze, s'élève
au-dessus du Saintois. Nous pouvons signaler encore le Châtelet de Bonneval (Thuillières) dans les Faucilles, le camp de
Repy (Raon
l'Etape) qui
commande la Meurthe, l'enceinte de Tincry sur la rive gauche de la Nied
française, enfin le camp des Huns, à l'une des extrémités du Schlossberg,
près de Haspelscheidt, dans les Basses-Vosges. L'enceinte du camp d'Affrique se compose de deux retranchements, dont chacun est précédé d'un fossé creusé dans le roc. Dans le mur intérieur du camp d'Affrique et dans le retranchement de la Fourasse on a découvert une masse calcinée. Nous ne pouvons dire, dans l'état actuel de nos connaissances, si l'incendie qui a produit cette calcination a été accidentel ou si, au contraire, les habitants l'ont allumé dans le but de donner plus de cohésion aux matériaux du retranchement. |