La Réforme en
Normandie. — Les Guerres civiles. — La Ligue. — Henri IV. — Colonisation du
Canada.
La Réforme
est l'événement caractéristique du XVIe siècle. Elle trouva d'abord en
Normandie un terrain assez favorable, surtout dans les villes. Marguerite
d'Angoulême, sœur de François Ier, très sympathique aux idées nouvelles,
était duchesse d'Alençon. Clément Marot, le traducteur des Psaumes que
chantaient les protestants, était d'origine normande. Il était né à Cahors,
mais son père, Jean Marot, poète lui-même et secrétaire de François Ier,
était du bourg de Mathieu, près de Caen. Dès 1528 un curé de Condé-sur-Sarthe,
Étienne Le Court, est mis à mort pour cause d'hérésie. Le Parlement est très
sévère, mais l'Université est favorable aux novateurs, qui se multiplient
malgré les persécutions. Il en résulta que la Normandie, pour son grand
malheur, se trouva mêlée aux Guerres de Religion. Les
deux partis ont le tort commun d'appeler l'étranger à leur aide. Les
catholiques s'appuient sur le roi d'Espagne, Philippe II, les protestants sur
la reine d'Angleterre, Elisabeth. Dès le début des hostilités, les
protestants s'emparent de la ville de Rouen, et la plupart des cités
normandes se prononcent pour eux, notamment Caen, Bayeux, Coutances, Falaise,
Vire, Saint-Lô, Carentan. Le Parlement se retire à Louviers, et une armée
royale commandée par Antoine de Bourbon, le père d'Henri IV, met le siège
devant Rouen, vigoureusement défendu par Montgomery, celui même qui avait tué
par accident Henri II dans un tournoi. Le jeune roi Charles IX et sa mère, la
régente Catherine de Médicis, assistent au siège. La ville est prise d'assaut
(26
oct. 1562), et
livrée au pillage pendant huit jours, sans préjudice des représailles
ultérieures du Parlement. Antoine de Bourbon avait été blessé mortellement
dans l'action. Il mourait dans les rangs des catholiques, après avoir été
très flottant toute sa vie entre les deux confessions : sa veuve, Jeanne
d'Albret, reine de Navarre, éleva son fils dans la doctrine réformée. La
chute de Rouen entraîna la soumission de la plupart des villes normandes. Les
calvinistes ne furent pas plus heureux à la bataille de Dreux. Mais leur
chef, l'amiral Coligny, sauve la retraite, revient vers la Basse-Normandie et
s'empare de Caen. Tout était à recommencer. Elisabeth
avait envoyé quelques faibles secours à ses coreligionnaires de Normandie.
Elle les fit payer cher. Les protestants lui livrèrent le Havre. Les
Espagnols n'abusaient pas moins de la situation. En cette même année, le
capitaine Jean Rigaud de Dieppe avait fondé avec des émigrants protestants un
établissement en Floride. Les Espagnols détruisirent la colonie naissante et
pendirent les colons, y compris les femmes et les enfants, avec cette
inscription : « Non comme Français, mais comme hérétiques. » Du moins cet
attentat fut vengé du tac au tac. Un gentilhomme gascon, Dominique de
Gourgues, qui était d'ailleurs catholique, vend son patrimoine, construit et
équipe à ses frais quelques navires, aborde en Floride, surprend et bat les
Espagnols et fait pendre ses prisonniers avec l'inscription : « Non comme
Espagnols, mais comme assassins. » Mais la Floride n'en était pas moins
perdue pour nous. Le
sentiment national l'emportait heureusement de temps à autre sur les haines
religieuses. C'est dans une de ces accalmies, après la paix d'Amboise, que
protestants et catholiques, momentanément réconciliés, allèrent de concert
reprendre le Havre aux Anglais. Quelques jours après, Charles IX tint un lit
de justice au Parlement de Rouen (17 août 1563), où il proclama sa majorité. La
Normandie ne fut pas particulièrement troublée par les guerres suivantes
jusqu'au massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1472). Le massacre lui-même n'y fut
pas général. Le gouverneur de Rouen, Carouges, aurait bien voulu sauver les
protestants. Il laissa fuir ceux qui le voulurent. Les autres furent jetés en
prison et y restèrent trois semaines, après quoi le gouverneur, voyant qu'il
allait être débordé par les fanatiques, leur laissa la place et s'absenta
quelques jours pour ne rien voir des horreurs qu'il désespérait de pouvoir
empêcher. Il y eut, dit-on, cinq cents victimes, bien que l'archevêque, le
cardinal de Bourbon, oncle d'Henri IV, eût prêché la modération. La
Basse-Normandie fut plus heureuse : le lieutenant-général du roi, Matignon,
ne prêta pas la main au massacre. Il en fut de même à Dieppe. Il ne s'y
produisit que des meurtres isolés. La
Saint-Barthélemy ralluma la guerre civile, mais du côté de la Rochelle et du
Midi plutôt qu'en Normandie. Cependant Montgomery reparut en armes dans le
Cotentin, mais il fut pris à Domfront et décapité en place de grève. Charles
IX venait de mourir usé par le remords et la débauche. Son frère, Henri III,
un des personnages les plus corrompus de l'époque, lui succède. II n'était
pas fanatique, non plus que sa mère Catherine de Médicis, dont il était le
préféré, et essaya d'abord de louvoyer entre les partis. Mais les
catholiques, groupés autour du duc de Guise, Henri le Balafré, formèrent la Sainte-Ligue
dont les adhérents s'engageaient à défendre jusqu'à la mort la cause de la
religion et à obéir aveuglément à un chef nommé par eux. Ce chef fut
naturellement le duc de Guise, bien qu'Henri III se soit donné la vaine
apparence d'en prendre le titre. La
misère est d'ailleurs effroyable, car les bandes de Ligueurs ou de Huguenots
n'épargnent rien. En outre, les impôts de toute sorte enlèvent ce que les
pillards ont laissé. D'après des chiffres communiqués aux Etats de Blois, la
Normandie paya en trente-trois ans un total d'impôts de 491 millions de
livres tournois, ce qui ferait peut-être un milliard et demi d'aujourd'hui.
D'autre part elle avait perdu dans le même temps plus de 141.000 habitants,
non compris les émigrants et les victimes de la Saint-Barthélemy dont le
compte n'a pu être établi dans les quatre diocèses d'Evreux, Bayeux, Sées et
Avranches. Ces
Etats Généraux de Blois de 1588 se terminent par l'assassinat du duc de
Guise, que suivit à bref délai l'assassinat du roi lui-même (1589). Les
crimes se succèdent et s'engendrent. Le trône revenait à Henri de Navarre,
Henri IV, mais la Ligue ne veut pas d'un hérétique et Henri IV est forcé de
conquérir son royaume par les armes d'abord, par son abjuration ensuite. Les
opérations eurent lieu en grande partie en Normandie, car c'est par là
qu'Henri IV peut recevoir des secours de la reine d'Angleterre, Elisabeth. Le
nouveau chef de la Ligue, Mayenne, frère du duc de Guise, n'est pas un
adversaire redoutable. Henri
IV le battit une première fois à Arques, dans une série de brillants
engagements à la suite desquels une partie de la Normandie se déclara pour
lui. L'année suivante, il remporte une autre victoire, encore plus éclatante,
à Ivry, sur les bords de l'Eure. Louviers qui tenait pour les Ligueurs fut
enlevé par trahison et pillé « du jeudi midi au dimanche ». Alors Henri IV va
mettre le siège devant Paris. La famine aurait eu raison de la ténacité des
Ligueurs, mais Alexandre Farnèse accourt des Pays-Bas avec une armée
espagnole et ravitaille la place. Hénri IV dut lever le siège et se rabattit
de nouveau sur la Normandie. Il y était du reste attiré par le désir de
percevoir les impôts, car il n'en recevait guère d'ailleurs. Ne se
sentant pas de force à mettre le siège devant Rouen, il prend d'abord Fécamp,
mais pour peu de temps. Le brave Bois-Rosé, un capitaine ligueur normand, la
reprit par un coup de main d'une audace folle. La ville était défendue par un
fort perché sur la falaise de droite, le fort de N.-D. du Bourg-Baudoin. La
falaise se dressait à pic de plus de cent mètres, sans compter la hauteur des
remparts, et était battue par la mer. Le fort paraissait donc inabordable de
ce côté. Mais à l'époque des grandes marées le pied de la falaise est à sec
durant quelques heures. Bois-Rosé, qui a noué des intelligences avec deux
soldats de la garnison, débarque de nuit sur la grève ; une corde lui est
jetée d'en haut, à laquelle il attache un câble muni de nœuds et d'échelons.
Ses complices remontent le tout et fixent le câble au rempart qui couronnait
la falaise. Bois-Rosé avait cinquante hommes, il les fait grimper à la file
et ferme la marche pour être sûr que personne ne faiblira. Au milieu de
l'ascension, la grappe humaine s'arrête. Le sergent qui est en tête, pris de
vertige ou de peur, refuse d'aller plus haut. Tout est perdu, car les
chaloupes ne sont plus au pied de la falaise que la mer vient battre de
nouveau. Il n'y a pas à reculer. Bois-Rosé passe sur le dos de ses cinquante
compagnons, paralysés de terreur, arrive au chef de file et le contraint, à
la pointe du poignard, de continuer. Enfin la colonne branlante arrive en
haut, pénètre dans le fort par une embrasure et reste maitresse de la place. Sur ces
entrefaites, Henri IV, qui a reçu des renforts anglais amenés par le comte
d'Essex, se décida à tenter le siège de Rouen (11 novembre 1591). C'était une grosse partie. Il
adressa d'abord aux échevins une lettre datée de Vernon où il protestait de
son respect pour la religion catholique, s'élevait contre les calomnies du
roi d'Espagne et invitait les habitants à reconnaître son autorité sous peine
de « ruine et désolation » de leur ville. La population, très ligueuse,
répondit fièrement qu'elle comptait sur Dieu, qu'elle n'avait pas confiance
dans la clémence d'un souverain soutenu par des étrangers hérétiques, et que
l'exemple de Louviers lui prouvait qu'elle n'avait pas à s'y fier. Le
gouverneur, Villars-Brancas, avait du reste approvisionné la ville, expulsé
les suspects et enrôlé tous les habitants valides. A
défaut de nouveaux renforts anglais, que la parcimonie d'Elisabeth lui
refuse, le Béarnais en reçut de la Hollande. Mais Alexandre Farnèse
intervient encore une fois. Henri IV marche à sa rencontre avec une partie de
ses forces et lui livre un brillant et téméraire combat près d'Aumale. Henri
IV s'était conduit « comme un carabin », disait Farnèse, mais c'est ainsi
qu'il conservait l'affection de ses fidèles. Une sortie des Rouennais
compromit la situation d'Henri IV et Farnèse voulait entrer dans la ville,
mais Mayenne et les Ligueurs n'y tenaient pas. Ils se contentèrent de
ravitailler la place et Farnèse regagna les bords de la Somme. Ce n'était du
reste qu'un faux départ. Le siège ayant continué, la situation devint
critique pour les assiégés, et Farnèse, rappelé à grands cris, reparut sous
les murs de Rouen. Cette fois l'armée royale dut lever le siège, mais sans
aller loin (20 avril 1592). Farnèse
entra dans Rouen puis s'empara de Caudebec où il fut grièvement blessé.
C'était un homme de ressources. Refoulé d'Yvetot et rejeté par Henri IV sur
Caudebec, il franchit la Seine au moment où on le croyait cerné, gagne Rouen,
puis Paris où il laisse une garnison, et rentre en Belgique, mourant mais
insaisissable. Il succombe quelques mois plus tard, à Arras, des suites de sa
blessure. Somme toute, la campagne était perdue pour Henri IV. Visiblement
le moment était venu d'en finir par d'autres moyens. Henri IV se résigne à
abjurer (juillet
1593). C'était le
commencement de la fin. Paris ouvre ses portes et les principaux Ligueurs
n'ont plus d'autre ambition que de se faire payer le plus cher possible leur
soumission. Le gouverneur de Rouen, Villars, est celui de tous qui coûta le
plus. Il obtint la charge de grand amiral, conserva le gouvernement des
bailliages de Rouen et de Caux, et se fit donner une somme de douze cent
mille livres, plus soixante mille livres de pension et une demi-douzaine de
riches abbayes. Henri IV n'avait pas tort de dire : « On ne m'a pas rendu
mon royaume, on me l'a vendu. » Les autres villes normandes suivirent
l'exemple de la métropole. Le parlement ligueur de Rouen et le parlement
royaliste de Caen furent réunis. Un pamphlet célèbre, la Satire Ménippée,
avait grandement contribué à déconsidérer le fanatisme ligueur et l'alliance
espagnole. Il est significatif de constater qu'un de ses auteurs, le chanoine
Pierre Le Roy, est un Normand. Il avait été chapelain du cardinal de Bourbon,
archevêque de Rouen, dont la Ligue avait essayé de faire un roi à la mort
d'Henri III. Il
restait la France à refaire. Elle était aussi ruinée après un demi-siècle de
guerres de religion qu'après la Guerre de Cent Ans. Les Notables, convoqués à
Rouen en 15%, entendent un discours bon enfant où le roi se déclare prêt à
suivre leurs conseils et à « se mettre en tutelle entre leurs mains ». En
réalité Henri IV n'entendait subir aucune tutelle et n'en subit aucune. Il
accorda du moins aux Rouennais la démolition du fort de la montagne
Sainte-Catherine : « Je ne veux, dit-il, d'autre citadelle à Rouen que
le cœur des habitants. » Cette bonhomie ne l'empêche pas de se faire obéir.
On le vit bien quand les Parlements essayèrent de s'opposer à l'Edit de
Nantes (1598), qui instituait la liberté de
conscience et de culte pour les protestants. C'est d'ailleurs le roi qui
avait raison : « Il ne faut plus faire, disait-il, de distinction de
catholiques et de huguenots ; il faut que tous soient bons Français. » L'administration
économe et attentive de Sully permit vite aux ruines de se relever. La
Normandie, comme toujours, fut une des premières provinces à renaître. Même
pendant la guerre, elle n'avait pas renoncé à tout progrès. La fabrication
des dentelles s'était établie à Etrépagny (Eure) et la « sage coutume » de Normandie, dont la
rédaction avait été préparée par le chancelier Michel de l'Hospital, avait
été promulguée en 1583. Elle restera jusqu'à la Révolution la base de la
jurisprudence normande, et elle remontait elle-même au « très ancien
coutumier de Normandie », qui datait de Jean sans Terre. La paix
redonne un essor nouveau à l'esprit d'entreprise. Un certain nombre
d'expatriés rentrent dans leurs villes natales. Les marins normands
recommencent à courir les mers, surtout du côté du Saint-Laurent, où la pêche
à la morue n'avait jamais été complètement interrompue. C'est le moment où les
Anglais s'établissent en Virginie. Henri IV, qui a sur ces questions des vues
plus larges que Sully, encourage ce mouvement. Sully, comme la plupart des
hommes d'Etat d'autrefois, craignait que l'émigration ne dépeuplât la
mère-patrie. Un Normand, Chauvin, obtient le privilège du commerce des
pelleteries dans la « Nouvelle-France », à condition qu'il fonderait une
colonie (1599). Chauvin étant mort avant d'avoir tenu ses engagements, une
compagnie fut créée pour le même objet. Une
expédition part du Havre (1604) avec quatre navires. Champlain qui la dirige
est Saintongeois, mais la plupart de ses compagnons sont Normands. Un premier
établissement est fondé à Port-Royal, en Acadie — aujourd'hui Annapolis dans
la Nouvelle-Ecosse —. Une expédition plus décisive, partie d'Honfleur,
aboutit à la fondation de Québec (1608). Champlain était un homme pratique, et c'est à
juste titre qu'on le considère comme le véritable fondateur du Canada.
Laissant le commerce des fourrures aux trafiquants, il s'occupa à étendre et
à fortifier l'occupation française dans l'intérieur du pays, qu'il administra
durant trente ans. Mais les colons restaient rares : Québec, quatre ans après
sa fondation, ne comptait encore que cinquante habitants, y compris les
femmes et les enfants. Il en
sera de même de Montréal fondé en 1641. La colonie ne comptait guère
que des missionnaires et des trappeurs, et la compagnie ne tenait pas à
développer l'agriculture qui ne lui rapportait pas de profit. Lorsque son
privilège fut supprimé et que la colonie devint domaine de la couronne, en
1661, elle ne comptait pas 3.000 habitants et ne pouvait suffire à ses
besoins les plus élémentaires. C'est à partir de cette date, avec Louis XIV
et Colbert, qu'elle prendra un certain développement. La
période des Guerres de religion a été néfaste pour l'art. Les réformés, par
hostilité contre le culte des saints, ont mutilé le plus grand nombre des
statues qui ornaient le portail de nos vieilles églises, en Normandie comme
ailleurs et peut-être encore plus qu'ailleurs, car les vicissitudes des armes
firent sans cesse passer toutes les villes de l'un à l'autre parti, et chaque
changement de camp amène son cortège de dévastations. Ainsi la ville de
Mortagne fut prise et reprise vingt-deux fois au cours des guerres de la
Ligue. Même quand ils s'y efforcent, les chefs protestants sont impuissants à
refréner ce genre de vandalisme : « Vous me pendrez quand j'aurai fini,
» répondait un soldat huguenot au premier Condé qui voulait l'empêcher de
jeter bas une statue de la Vierge. La
littérature est plus favorisée. Bien que la Réforme eût peu de sympathie pour
la Renaissance, elle n'en est pas moins son complément intellectuel, car
toutes deux réagissent contre le moyen âge. De plus, les réformateurs font
faire en tout pays de grands progrès à la langue vulgaire, puisqu'ils ont
besoin d'être compris par le peuple et écrivent pour lui. Mais la Normandie
ne tient pas une grande place dans ce mouvement. A part Clément Marot,
normand d'origine mais non de naissance, on n'y trouve que des auteurs de
second plan. Turnèbe, qui est des Andelys, n'est qu'un érudit et n'écrit
qu'en latin ; Vauquelin de la Fresnaye, qui est de Falaise et vécut toute sa
vie à Caen comme magistrat, est l'auteur d'un Art poétique plus estimé
que lu ; Bertaut, qui est de Caen et qui mourut évêque de Sées, a laissé un
quatrain souvent cité : Félicité
passée Qui
ne peux revenir, Tourment
de ma pensée, Que n'ai-je en te perdant perdu le souvenir ! La
Normandie attend Malherbe, qui était déjà né, mais qui ne se presse pas de
produire. Le plus
intéressant des artistes normands de l'époque est le musicien Guillaume
Costeley, mort et probablement né à Evreux (1531-1606), qui a mis en musique à
plusieurs voix, avec un charme non encore évaporé, beaucoup des chansons les
plus célèbres des maîtres de la Pléiade, notamment la fameuse ode de Ronsard
: Mignonne, allons voir si la rose..... |