Eudes et Charles le
Simple. — Rollon. — Le traité de Saint-Clair-sur-Epte. — Conditions de la
cession faite aux Normands. — Limites de la Normandie primitive.
Après
la déposition de Charles le Gros, une assemblée de dignitaires, d'évêques et
de comtes, choisit pour roi le comte de Paris, Eudes, car l'héritier
légitime, Charles, fils posthume de Louis le Bègue, né le 17 septembre 879,
n'avait encore que huit ans. Il fallait un homme capable de tenir les
Normands en respect. Eudes y réussit d'abord brillamment et détruisit à
Montfaucon-en-Argonne une bande qui s'était aventurée jusqu'en Lorraine. Mais
les Normands étaient partout à la fois. La dislocation de leur armée avait
l'avantage pour eux de les rendre invulnérables vu l'impossibilité de leur
porter un grand coup. Eudes s'épuise en vain à cette -tâche ingrate et
renaissante et le parti carolingien regagne le terrain. Le jeune Charles III
est couronné roi par l'archevêque de Reims en 893, à l'âge de treize ans. Une
guerre civile en résulta qui n'était pas pour déplaire aux Normands. A la
fin, les deux compétiteurs s'entendirent pour partager le royaume (897) et quelques mois plus tard, à
la mort d'Eudes, qui n'avait pas d'enfant, Charles III restait seul et était
reconnu de tous (1er janvier 898). C'est
ce roi qui est connu dans l'histoire sous le nom désobligeant de Charles
le Simple. Les chroniqueurs ont été sévères pour lui. Ils lui ont
reproché d'avoir cédé la Normandie aux Normands, ce qui est justement une
preuve d'intelligence et de sens politique. Son enfance avait été assez
agitée. Après la mort de ses frères Louis et Carloman, il semble qu'il fut
élevé par les soins de l'archevêque de Reims, Foulques, celui qui devait plus
tard le sacrer. Mais on le trouve chez le comte de Poitiers au moment où
Eudes est nommé roi et ce dernier ne put ou n'osa s'en emparer. Il dut aussi,
après son couronnement, se réfugier quelque temps en Lorraine ou en
Bourgogne. Tout cela lui avait donné de l'expérience et fait comprendre
certaines nécessités. La
première était de mettre fin aux ravages des Normands. On n'y pouvait arriver
qu'en leur faisant leur part et, ce qui était encore plus difficile, en les
amenant à se contenter de la part qui leur serait faite. Il fallait, pour y
réussir, saisir l'heure favorable. Les concessions de territoire accordées
jusque-là à des chefs normands n'avaient rien donné de bon ni de durable. Les
normands prenaient ce qu'on leur offrait, se laissaient baptiser sans
conviction et ne renonçaient pas à leurs habitudes. Nous avons vu ce qu'on
raconte d'Hastings. Un autre viking célèbre, Gottfried, avait obtenu de même
la Frise et la main de Gisèle, fille du roi de Lorraine, Lothaire. Il avait
été dûment baptisé et marié par Francon, évêque de Liège, ce qui ne l'avait
pas empêché de continuer à être la terreur de ses voisins. Un d'entre eux le
tua dans une entrevue orageuse. Pour arriver à quelque chose de plus stable,
deux conditions préalables étaient nécessaires : il fallait que les Normands
fussent découragés des incursions de pur pillage à cause des risques à
courir, et eussent le désir de se fixer pour vivre tranquilles ; il fallait
d'autre part que l'opinion publique, c'est-à-dire à cette époque l'opinion
des grands dignitaires laïques et ecclésiastiques, acceptât l'idée d'une
entente loyale avec l'ennemi séculaire. Charles
le Simple organisa d'abord la résistance. Une bande normande est assaillie
par lui-même dans le Vimeu (entre la Bresle et la Somme), dès le printemps
898 ; une autre éprouve de grandes pertes en Bretagne. La même année encore,
le duc Richard met en fuite ceux qui pillaient la Bourgogne. Les Normands
prennent alors le parti de se concentrer dans leurs campements de la basse
Seine, où ils sont déjà chez eux. Dans les années suivantes, les Normands de
la Loire font encore parler d'eux ; ils brûlent notamment les faubourgs de
Tours, y compris l'antique abbaye de Saint-Martin, mais les Normands de la
Seine restent relativement tranquilles : il est visible qu'ils s'installent. Nous
connaissons d'ailleurs fort peu cette époque. A défaut de chroniqueurs
contemporains, nous n'avons de détails que par Dudon, chanoine de
Saint-Quentin, qui vécut longtemps à la cour de Normandie sous le règne du
duc Richard Ier, petit-fils de Rollon. Son ouvrage, paru un siècle après
l'établissement des Normands dans le pays, est composé à peu près uniquement
d'après les renseignements communiqués à l'auteur par le comte Raoul d'Ivry,
frère de Richard Ier. C'est une sorte d'histoire officieuse des premiers ducs
de Normandie, présentant les choses sous le jour le plus favorable à la
maison ducale. Il y a des embellissements, des incertitudes chronologiques,
et même des ornements poétiques, car Dudon mêle des vers dithyrambiques à son
récit. Tous les autres chroniqueurs normands dérivent de cette source et n'y
ajoutent rien. Nous avons à peine quelques lignes authentiques et
contemporaines sur l'établissement des Normands en Neustrie. C'est
ce qui explique notamment l'obscurité dont la vie de Rollon est
entourée. D'après les sources scandinaves, il était norvégien, s'appelait
Rolf et avait été surnommé Rolf le Marcheur parce que sa haute taille le
forçait à aller à pied, aucun cheval du pays n'étant assez fort pour le
porter. Fils d'un chef puissant, mais sans autre héritage que sa bravoure, il
courut de bonne heure les aventures. Ayant exercé le droit de réquisition
malgré la défense du roi Harald, il dut s'exiler, se réfugia aux Hébrides et
devint un des rois de la mer les plus redoutés. D'après Dudon, il est Danois,
également fils d'un chef puissant, et il aurait pris la mer après avoir
longtemps guerroyé contre le roi du pays. La question est toujours pendante :
les historiens norvégiens et les historiens danois revendiquent
contradictoirement Rollon comme leur compatriote. Il y a même des Suédois qui
veulent en faire un des leurs. On ne sait pas non plus exactement quelles
sont ses expéditions. Dudon lui en prête beaucoup, nous le montre en
Angleterre à la cour du roi danois Athelstan et le fait participer au siège
de Paris. Il nous le montre ensuite s'emparant de Bayeux et épousant à la
danoise, c'est-à-dire sans consécration, la fille du comte Bérenger, nommée
Popa, mère de Guillaume Longue-Épée, né lui-même à Rouen, d'autres disent à
Bayeux, vers 905. Ces derniers faits sont plausibles, car la présence
permanente des Normands sur les bords de la Seine, notamment à Rouen et à
Bayeux, n'est pas douteuse à cette époque. C'est
en 911 que les événements se précipitent et se précisent. Cette année-là,
Rollon remonte jusqu'à Paris sans pouvoir s'en emparer, mais au retour,
laissant leurs bateaux au mouillage de Jeufosse, à l'abri de l'île d'Oscelle
et non loin de la colline qui porte le nom significatif de Rolleboise,
les Normands se dirigent sur Chartres qu'ils assiègent. L'évêque envoie
demander du secours à Robert, comte de Paris, frère du roi Eudes, qui accourt
avec le duc de Bourgogne et le comte de Poitiers. Les Chartrains font une
sortie, conduits par l'évêque portant une relique célèbre, la tunique de la
Vierge, offerte à la cathédrale par Charles le Chauve (876) et qui y a été conservée
jusqu'à nos jours. Les Normands, menacés d'être cernés, battent en retraite,
ayant perdu, dit-on, 6.800 hommes (20 juillet). Ce fait d'armes, banal en soi,
aurait pu ne servir de rien, comme tant d'autres parfois plus importants. Il
eut au contraire des conséquences aussi capitales qu'imprévues. Il
rendit les Normands plus traitables. Leurs incursions devenaient moins
profitables vu la dévastation du pays et elles se heurtaient à de puissants
seigneurs locaux, incapables sans doute d'une action d'ensemble, mais qui
commencent à s'entr'aider au moins accidentellement. D'autre part, ces
seigneurs eux-mêmes se rendaient compte de l'impossibilité de déloger les
Normands des pays occupés par eux et d'avoir par conséquent une paix durable
tant que la situation de ces occupants ne serait pas régularisée. Charles le
Simple saisit le moment. L'archevêque de Rouen, Witton (Guy), s'entremit pour les premières
démarches, le comte de Paris lui-même offrit à Rollon d'être son parrain.
Quand on fut à peu près d'accord, une entrevue fut décidée entre le roi de
France et le chef des Normands. Elle eut lieu à Saint-Clair-sur-Epte, petite
localité située aux confins du pays possédé par Rollon, à mi-chemin et sur la
route directe entre Paris et Rouen. Saint-Clair-sur-Epte est sur la rive
française, en face de Château-sur-Epte sur la rive normande. La date de ce
grand événement ne peut être précisée, mais c'est en automne 911, car au mois
de décembre, nous trouvons Charles le Simple en Lorraine. Cette
entrevue aboutit à une entente qu'on appelle d'ordinaire le Traité de
Saint-Clair-sur-Epte. Il ne s'agit pas cependant d'un traité écrit.
Personne ne l'a jamais vu. Du reste les Normands attachaient alors peu
d'importance aux écritures. Aucune des donations de Rollon à des églises ou à
des monastères ne fut faite par écrit. Quant aux conditions de l'accord,
elles comportent une cession territoriale et le baptême de Rollon. Le
territoire cédé ne comprenait guère que la moitié de la Normandie actuelle.
Il englobait les diocèses de Rouen, d'Evreux et de Lisieux, c'est-à-dire la
région bornée par la Bresle, l'Epte, l'Eure, l'Avre et la Dives. La
presqu'île située entre l'Eure et la Seine, l'île de Grâce comme on
l'appelle, ne faisait pas partie de la cession primitive, car un diplôme de
Charles le Simple donne au monastère de Saint-Germain-des-Prés l'abbaye de La
Croix-Saint-Ouen « sauf la part cédée aux Normands ». La Croix-Saint-Ouen,
c'est présentement La Croix-Saint-Leufroy, sur la rive droite de l'Eure. Si
l'Eure n'avait pas été ici frontière le roi n'aurait rien eu à donner,
puisque tout l'aurait été déjà. Ce plateau situé entre les deux rivières
s'appelait alors le pays de Madrie, avait pour capitale Vernon, et on y
trouve des comtes spéciaux aux VIIIe et IXe siècles. Cela ne
veut pas dire que les Normands ne possédaient pas davantage : nous savons au
contraire qu'ils occupaient déjà depuis une dizaine d'années, Bayeux et
St-Lô, et sans doute la plus grande partie du pays qu'on commence dès lors à
appeler Normandie. Rien n'indique qu'ils en aient évacué la moindre parcelle,
mais on ne leur concéda pas du premier coup tout ce qu'ils occupaient, on
essaya de sauver quelque chose. Ce fut d'ailleurs inutile, car les Normands
ne furent pas longs, comme nous le verrons, à se faire céder ce qu'ils
n'avaient pas obtenu tout d'abord. Ils s'engageaient naturellement à ne plus
faire d'incursions sur les terres voisines et à barrer la route à tous
nouveaux envahisseurs. Leur situation rappelait celle des barbares que les
Romains installaient sur la frontière pour la défendre. Mais comme la
Normandie était absolument ruinée et qu'il fallait un certain temps avant
qu'elle fût remise en état de suffire à ses habitants, ils obtinrent
l'autorisation de continuer provisoirement leurs pillages du côté de la
Bretagne, qui n'intéressait pas Charles le Simple, car à cette époque elle
était à peu près indépendante. Cette clause n'a rien à voir avec la
suzeraineté que les ducs de Normandie réclamèrent et exercèrent plus tard sur
les ducs de Bretagne. Quant
au baptême de Rollon, il fut célébré à Rouen, au commencement de 912, et
Rollon reçut à cette occasion le nom de Robert sous lequel il est fréquemment
désigné par les documents postérieurs. La plupart de ses compagnons suivirent
son exemple, mais pas tous et pas sur=le-champ. Les Normands du Cotentin, par
exemple, n'avaient pas grand'chose à voir avec Rollon et il ne fut pas
question d'eux. Cette conversion fut plus durable que beaucoup d'autres du
même genre, mais il serait téméraire d'affirmer qu'elle ait été beaucoup plus
sincère. D'anciens chroniqueurs parlent de sacrifices humains que Rollon
aurait offerts à ses anciens dieux, soit au moment de son baptême, soit à
l'article de la mort. Une complainte sur la mort de son fils Guillaume
Longue-Épée dit même que Rollon mourut infidèle. Cette question intime est
d'ailleurs d'intérêt secondaire. Rollon fit de larges présents aux églises et
abbayes, ce qui était une manière princière de prouver son orthodoxie. Il
reste une clause dont il faut dire un mot. Dudon raconte que Rollon épousa
Gisèle, fille de Charles le Simple, et il fait de cette princesse un portrait
très flatteur. Il y a là une erreur matérielle qui est maintenant reconnue de
tous. Charles le Simple eut bien une fille de ce nom, mais comme son mariage
à lui-même date de 907, sa fille aînée aurait pu avoir environ trois ans. Or
rien ne prouve que Gisèle fût l'aînée, elle figure même la quatrième sur la
liste des six filles de Charles le Simple telle qu'elle nous a été transmise.
Quant à Rollon, qui mourra plus qu'octogénaire en 933, il avait pour le moins
soixante ans au moment de l'entrevue de Saint-Clair-sur-Epte. Il ne peut
s'agir même d'un projet de mariage. Il est
probable que Dudon a confondu avec le mariage d'une autre Gisèle et du viking
Gottfried, qui avait eu lieu sous Charles le Gros, et dont nous avons parlé.
Ce qui donne à le croire, c'est que Dudon appelle l'archevêque de Rouen
Francon alors qu'il s'appelait Witton. Francon est justement le nom de
l'évêque de Liège qui avait baptisé Gottfried et sans doute consacré son
mariage. La confusion s'explique par ce fait que Witton eut bien pour
successeur à Rouen un archevêque nommé Francon, mais au plus tôt en 914-915.
Il est possible aussi que cette histoire ait été imaginée pour flatter
l'amour-propre des Normands, comme l'anecdote célèbre qui nous montre Rollon
refusant de baiser en signe d'hommage le pied du roi et confiant ce soin à un
de ses hommes, lequel, au lieu de se baisser, aurait levé si haut le pied de
Charles le Simple que ce dernier serait tombé à la renverse au milieu des
rires de l'assistance. Il est
d'ailleurs inexact de dire que Charles le Simple a cédé la Normandie à
Rollon. En réalité, la Normandie fut cédée « aux Normands de la Seine, Rollon
et ses compagnons ». C'est l'expression même dont se sert le roi Charles le
Simple dans le seul document où il fasse allusion à cet événement, et il
ajoute que cette cession leur a été faite à condition de défendre le royaume. Rollon
partagea le pays avec ses fidèles tout en se réservant la part du lion. Il
restait si peu d'habitants indigènes qu'il n'eut probablement pas besoin de
les dépouiller. Le domaine public, les domaines abandonnés, les terres en
friche, durent suffire à donner des lots à chacun, suivant son importance. On
retrouve la trace de ces nouveaux propriétaires dans une foule de localités
qui portent un nom scandinave accolé au mot « ville », qui veut dire «
exploitation rurale » dans la langue du temps. On les rencontre surtout dans
les limites de la Normandie primitive, car plus tard les noms normands sont
christianisés et ne se reconnaissent plus. Voyez dans la vallée d'Eure :
Ecardenville, Ocreville, Heudreville, Canappeville, Pinterville, Incarville ;
dans la vallée de la Seine : Tancarville, Amfreville, etc. Parfois la finale
du mot est également scandinave. Beuf veut dire : demeure. De là tous
les Elbeuf, Quillebeuf, Daubeuf, Criquebeuf. Fleur à le sens du mot
fiord : Barfleur, Barfleur, Honfleur. Bec a le sens de ruisseau : Caudebec. Bricq
veut dire pont : Bricquebec. Dal veut dire vallée : Darnétal, Becdal. Diep
veut dire profond : Dieppe, Dieppedalle. Citons encore le mot Torp,
qui signifie village : Torp-en-Caux, Torp-en-Lieuvin. La forme populaire en tot
est fréquente : Routot, Yvetot. Le
mérite de Rollon et de ses compagnons a été de s'adapter très rapidement à
leur nouveau rôle. Ils se mêlent aux habitants du pays, en adoptent très vite
la langue, à tel point que sous le successeur de Rollon, on ne parle déjà
plus guère le danois à la cour de Normandie. On envoie le jeune héritier du
duché apprendre la langue de ses ancêtres à Bayeux où elle se maintint plus
longtemps. C'est en effet par-là que s'étaient retirés les Normands les plus
irréductibles, ceux, par exemple, qui eurent le plus de répugnance à se
laisser baptiser. Rollon cherche et réussit à repeupler la Normandie. Pour
cela, il fallait y rétablir avant tout la sécurité. Des lois impitoyables
punissent le vol. Dans ce pays habité par d'anciens pillards, la charrue
reste la nuit dans les champs, les troupeaux n'ont plus besoin de gardien,
les maisons n'ont plus de serrure. Le bracelet de Rollon reste trois ans
suspendu à un arbre de la forêt sans que personne ose y toucher. Rollon
indemnise les volés, quitte à se rattraper sur les voleurs. Même en faisant
la part de l'exagération, il reste acquis que la Normandie est la province la
mieux policée et fut bientôt la plus prospère de la France. Les
abbayes se relèvent et s'enrichissent. Dans le partage, on n'avait pas touché
aux biens d'Eglise. Il est vrai que les Normands n'y perdaient rien, car
évêchés et abbayes furent pour eux. Un clergé normand, qui ne donne pas au
début l'exemple de toutes les vertus et de toutes les lumières, prit les
bonnes places. La famille ducale, ici encore, ne s'oublia pas. Elle fournit
deux archevêques de Rouen. Malgré cette invasion d'un nouveau genre, tout
s'arrange en peu de temps. Le tassement se fit de lui-même. Les Normands
devinrent des hommes d'ordre et de propriété, tout en gardant de leur origine
le goût des expéditions lointaines et profitables. Ils vont jouer dans
l'histoire de France un rôle d'avant-garde. On les verra partout propageant
la langue et la civilisation françaises, en Sicile, en Angleterre, aux
croisades. C'est pourquoi l'établissement des Normands en France est un des faits les plus heureux de l'histoire de France et un des faits les plus considérables de l'histoire du moyen âge. Il marque le terme des invasions barbares en occident et le point de départ de l'expansion française dans le monde. Charles le Simple sans doute n'avait pas prévu tout cela. Il faut du moins lui rendre cette justice que c'est son initiative qui a rendu tout cela possible. |